TROISIÈME JOUR

poème de l’écrivain CHRIS KIOKA

TROISIÈME JOUR

Un penseur au calme inquiétant, qui grésille
Quelques mots que sa langue fouille,
Assis près de moi sous l’if ombrant
Avec un silence parlant et disant :

Le temps ne coule que pour nous
En brisant notre vie temporelle,
La mort interrompt la joie que nous
Avons devant l’être éternel,

Vivre est un pauvre décor en vérité,
Le paradis avec son ombre frémissante
Est un miroir d’une réalité
Parfois si simple et si touchante,

Nous disons: Ô éternité ! Pardon
Que l’ange ne coupe avec sa faux le cordon,
Malgré tout, la mort dit: je ne passe
Et nous monterons devant sa face,

Dans l’obscurité de nos tombeaux,
Nous jeterons un regard en arrière
Sur notre passé qui fut si beau
Si nous pouvons ouvrir nos yeux pleins de lumière,

Dans la brume où l’âme frisonne,
Nous écouterons l’éternité qui sonne,
Tout ce qui naît, vieillit, et meurt,
Des plus beaux ans ne sont qu’éphémères.

Chris kioka Mbala
Extrait du poème tiré du recueil  » Balades «  à apparaître.

Publié par Congo Etoiles Mag

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