MPR, « Nous sommes des poètes des rues » ,on préfère chanter la société. Quand tu chantes ce que les gens vivent, tu les touches facilement.

Congo Étoiles Magazine a discuté avec la nouvelle sensation de la musique urbaine congolaise, le groupe MPR! YUMA et ZOZO ont conquis les coeurs des fans de la bonne musique avec les titres comme : NA MESANA, LOBELA YE FRANÇAIS, DOLLARS, TIKA BISO TOVANDA et MASANO ESILI. En exclusivité, ils se sont confiés à Congo Étoiles magazine.

Salut MPR Tout d’abord merci d’avoir accepté cette interview. C’est un véritable honneur pour nous.

MPR: Salut!

Une petite présentation du groupe

MPR: Nous sommes le groupe MPR qui veut dire Musique Populaire pour la Révolution. On est un groupe hip hop de République démocratique du Congo, basé à Kinshasa. Le groupe est composé de 2 membres Yuma et Zozo. Au départ MPR se nommait RB (Résistance Bantus), ce n’est qu’en 2016, que le groupe a pris sa forme actuelle grâce au manager et producteur Mani Loko.

Et pourquoi le nom MPR? qu’est-ce ça représente pour vous ?

MPR: Ça fait 5 ans qu’on travaille avec producteur et manager, il n’a jamais cessé de répéter qu’ils voulaient qu’on puisse révolutionné les choses. C’est dans ce sens qu’il a trouvé que le nom Mpr irait mieux avec l’approche musicale que nous avons, et c’est aussi une façon pour nous d’apporter une révolution dans la musique congolaise. En même temps ça nous permet de revendiquer aussi le patrimoine musical de l’époque Zaïroise, qu’on trouve plus riche.

l’histoire de votre rencontre, comment vous êtes parvenus a former ce groupe?

MPR: On a grandi dans un même quartier, chacun faisait de la musique dans son coin, jusqu’à ce que Yuma a eu l’idée de réunir plusieurs rappeurs pour faire une chanson. Après on s’est dit pourquoi pas en faire un groupe, les autres sont partis et on est resté qu’à deux.

Comment définissez vous votre musique ?

MPR: Nous sommes des poètes des rues, on chante ce qu’on vit au quotidien. On est comme des ambassadeurs pour les gens de notre communauté. Grâce à la musique on peut attirer l’attention des gens pour qu’ils sachent ce qui se passent où on habite, on peut en même temps motiver et rendre les autres heureux ceux qui nous suivent. La musique est une arme qui nous permet de toucher les gens sans être en contact direct avec eux.

Est-ce qu’il y a des chanteurs qui ont influencé votre manière d’écrire des chansons et de chanter?

MPR: Tout à fait, dans notre pays en terme d’écriture on a toujours été impressionné par Luambo Makiadi, Simaro Lutumba, musicalement parlant Tabu Ley, King Kester, pépé Kalé, madilu system, carlito et bien d’autres.

Le public congolais vous a déjà adopté, comment vous vivez ce succès ?

MPR: Nous sommes encore au début, le chemin est encore long. On doit bcp travailler pour qu’il nous amène encore haut, et tout doit passer par le travail. On y est pas encore arrivé.

Comment réagissez vous quand on dit que vous êtes les meilleurs de la musique urbaine congolaise ?

MPR: Les gens sont libres de dire ce qu’ils veulent, mais dire qu’on est les meilleurs on ne sait pas, il y’a encore un chemin à parcourir. Pour des gens qui viennent à peine d’entrer dans la scène musicale congolaise, ça fait qu’à même plaisir d’attendre, il ne reste qu’à nous de faire de notre mieux pour ne pas décevoir ceux qui le pensent et pour ça on doit rester concentrer sur le travail.

Un thème qui vous tient à cœur?

MPR: On n’a pas de thème particulier, on préfère chanter la société. Quand tu chantes ce que les gens vivent, tu les touches facilement. La société englobe tout et il y aura toujours des choses à dire.

Selon vous quelle est votre meilleure chanson?

MPR: Notre meilleure chanson, on ne l’a pas encore sortie , c’est quand même compliqué d’en choisir une parceque chaque chanson nous a permis à franchir un palier.

Vos chansons, sont-elles des conseils pour les autres ou des armes qui vous aident à vous défendre des autres ou des expériences vécues?

MPR: On aime pas passer pour les donneurs des leçons, on chante ce qu’on vit et on aimerait que les gens se fassent eux mêmes leur point de vue. On chante de fois nos expériences et de fois celles des autres.

La rivalité dans la musique ( clash) comment vous gérez ça ?

MPR: La rivalité dans la musique, on n’a pas le temps pour ça, après on ne va pas interdire à ceux qui veulent le faire de le faire. Tout dépend de la démarche artistique que chacun veut emprunter, on est des musiciens pas des boxeurs. On ne voit pas ce que ça rapporte dans la musique, c’est une perte de temps.

Quels sont vos futurs projets? Un album en vue?

MPR: Le projet c’est de continuer à faire plaisir à notre public et chercher à s’élargir, on sait que tout se construit petit à petit. On a le tout temps de nous améliorer, on n’est pas en concurrence avec personne. l’important pour l’instant c’est de continuer à faire plaisir aux gens qui nous aiment.

vos impressions par rapport à Congo Étoiles magazine

MPR: On tient à remercier Congo Étoiles magazine pour le travail que vous abattez pour la promotion de la culture. On espère que ça n’est pas la dernière fois que vous nous recevez chez vous.

merci pour l’interview

propos recueillis par Congo Étoiles Magazine

Publié par Congo Etoiles Mag

une plate forme pour la promotion des jeunes congolais

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